Comprendre pour guérir...

5. oct., 2017

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Le jeûne hydrique

J'aborde ici le sujet du jeûne que je pratique depuis l'année dernière à chaque changement de saison. La première fois 6 jours en octobre 2016, puis 4 jours en mars 2017, 4 jours en juin et 5 jours en septembre. C'est l'occasion pour moi de rassembler quelques amis pour la motivation et aussi pour le plaisir de passer cette pause alimentaire de quelques jours en bonne compagnie !

Avant de commencer le jeûne, et pour éviter des désagréments (nausée, brûlures de l'oesophage), il est recommandé, lors de la semaine qui précède, de faire ce qu'on appelle une descente alimentaire, c'est-à-dire de supprimer progressivement certains aliments et diminuer les quantités. On commencera par supprimer la viande, la charcuterie, le pain, puis on enlèvera tout féculent, puis même les légumes cuits pour ne manger que des fruits et légumes crus la veille du jeûne.

Pour les personnes qui n'ont pas la possibilité de faire cette descente alimentaire, il est possible de faire une purge rapide juste avant le jeûne : cela consiste à boire une bouteille de jus de pruneau 75cl en 20mn, c'est un très bon laxatif et efficace pour débarrasser les intestins d'une trop importante charge. A savoir : lors du jeûne, l'intestin se met au repos complet et il n'y a plus aucune émission de selle.

Il est important également, lors de la descente alimentaire, de commencer à se mettre au repos, ceci pour éviter tout problème de vertiges ou de malaises désagréables ensuite. 

 

Quelques symptômes courants et normaux au début du jeûne 

Lors des 3 premiers jours, j'ai pu constaté à chaque fois les mêmes symptômes, et ceux-ci diminuant à chaque nouveau jeûne (l'organisme qui au début vivait une sorte de privation s'habitue de plus en plus à cette pause curative !). Ces symptômes sont en général peu nombreux et très passagers :

  • grosse fatigue : un matin au lever (2ème ou 3ème jour), sensation de fatigue intense et de lourdeur généralisée. Tout mouvement demande un effort et même la toilette est vécue comme pénible... ouf cela ne dure pas toute la journée !
  • palpitations cardiaques : de temps en temps le coeur se met à battre la chamade. Ce n'est absolument pas douloureux mais il vaut mieux le savoir car cela peut surprendre et inquiéter. Ce phénomène peut durer plusieurs minutes et se présenter plusieurs fois, la nuit comme dans la journée lors des 3 premiers jours.
  • courbatures / état fébrile : pendant la nuit ou un matin en vous réveillant, sensation de fièvre ou d'état grippal avec douleurs dans les membres. C'est bon signe, la détox est en cours ! Cet état ne dure pas, se reposer et boire beaucoup.
  • sommeil perturbé : il peut arriver que les nuits soient plus agitées, le sommeil moins profond, l'organisme étant au repos et ayant peut-être moins besoin de dormir. Ceci n'a pas beaucoup d'incidence sur la journée. Rester au calme et s'oxygéner si possible.
  • sensation de faim : cette sensation de faim s'assimile plus à un manque psychologique plutôt qu'à une réelle faim. Des envies peuvent traverser l'esprit et titiller le désir, mais ce n'est pas un vrai besoin de manger. Très vite l'attention peut être portée ailleurs.

 

Recommandations 

S'hydrater : Pendant ce jeûne hydrique, j'apprécie de plus en plus de boire uniquement de l'eau et en quantité importante (l'urine étant plus foncée, les reins sont mis à contibution pour ce nettoyage intérieur !). Il est possible aussi de boire des tisanes bio et sans sucre, du bouillon de légumes, eau chaude, etc...

Exercice physique : Il est important de bouger un peu et de s'oxygéner en s'octroyant quelques petites balades dans la nature. C'est l'occasion de se ressourcer sainement. Pendant le jeûne il est normal de perdre quelques kilos et de petits exercices physiques permettent aux muscles de garder leur tonicité.

La reprise alimentaire : celle-ci se fera évidemment très progressivement et par des repas légers. Pour ma part, mon attirance revient toujours pour le cru : légumes en crudités le soir, et des fruits le midi, hmmm miam ! Lors de ma dernière reprise alimentaire, je n'avais vraiment pas envie de manger. J'ai donc commencé par un jus de fruits et légumes, puis mon estomac s'est réveillé et l'appétit est revenu.

 

Les bienfaits du jeûne 

Là encore, je parle des effets constatés sur moi-même, chacun pouvant ressentir des résultats différents. Bien que je ne sois pas en surpoids, le jeûne me permet de retrouver une légèreté physique et relance mon dynamisme et ma vitalité. Au fur et à mesure, je me suis aussi désaccoutumée des gourmandises sucrées, du fromage, du pain, de l'envie de viande, et cela a eu une répercussion très nette sur la digestion et également sur le plan émotionnel. Sans proscription totale, je peux prendre plaisir à certains petits écarts mais je reviens de plus en plus facilement à mon alimentation idéale : les fruits et légumes crus ou cuits. 

Si vous êtes tenté de vivre cette aventure, osez vous lancer ! Seul ou accompagné, le jeûne est accessible à tous et ramène progressivement vers plus de santé, vers plus de naturel et de bien-être ! Vous pouvez également jeûner une journée par semaine ou quinzaine, ou ne manger que le soir un repas très léger sur plusieurs jours, etc... Quelle que soit la méthode, votre choix portera ses fruits !

 

La nourriture pranique 

Il m'est arrivé pendant ou au sortir du jeûne de me sentir nourrie par de bonnes odeurs de nourriture (sans avoir l'envie de manger l'aliment à l'origine de l'émanation), ou encore des odeurs de la nature (parfum de fleurs, sous-bois...). J'ai découvert ce plaisir à me délecter de certains effluves... De même, la joie et le bien-être ressentis en compagnie de personnes que l'on aime et qui nous aiment représentent assurément une nourriture essentielle du coeur très importante à mon sens, sans oublier les pensées d'amour, de paix et de joie cultivées en conscience dans l'esprit.

S'il m'est donné de poursuivre le jeûne sur une plus longue durée (sans maltraiter mon corps ni provoquer des carences), je pense que j'aimerais développer cette capacité à me nourrir autrement. Des précurseurs nous montrent la voie : Henri Monfort, Isabelle Hercelin, Elyna Rouelle et bien d'autres aujourd'hui !

Ne sommes-nous pas des êtres de lumière ?

Chaleureusement,

Marie-José

15. août, 2017

Le triangle de Karpan représente un jeu de rôles qui se joue sur le plan psychologique entre trois personnalités : la victime, le sauveur et le persécuteur.

Ce triangle est aussi appelé triangle dramatique, et pour cause ! Il est souvent joué de façon inconsciente et génère beaucoup d'incompréhension et de souffrance entre les personnes impliquées.

Ces rôles ne sont pas figés et peuvent permuter lors de moments de crise et conséquemment à ceux-ci. Ex : la victime peut devenir le persécuteur, le persécuteur devient alors le sauveur et le sauveur se placera en victime. Ceci n'est qu'un schéma d'exemple car dans la réalité, ces rôles quasi inconscients peuvent se jouer et s'intervertir souvent en réaction à de nombreux facteurs. C'est notamment le cas dans les familles disfonctionnelles. 

Il ne s'agit pas ici de porter des jugements sur qui que ce soit, bien entendu, mais de comprendre ce qui se passe réellement quand ce jeu pervers et manipulateur se fait jour. Pour mieux cerner ces trois rôles psychologiques, voici quelques descriptions des attitudes, comportements et habitudes inconscientes de chacun :

La victime

  • Elle se sent impuissante et jamais responsable,
  • Elle porte son attention surtout sur des choses négatives,
  • Elle se plaint sans jamais demander une aide concrète (demande indirecte),
  • Elle reproche ses problèmes aux autres, à son passé, ses ex, son enfance, et n'agit pas,
  • Elle nie ses propres valeurs et se diminue face aux autres,
  • Elle peut se rendre malade pour avoir de l'attention, voire saboter ses propres projets,
  • Elle compte toujours sur les autres pour s'en sortir mais n'a pas vraiment envie que la situation change...
  • Elle apitoie, attire, agace, énerve, cherche un sauveur pour se plaindre ou un persécuteur pour se conforter dans sa position de soumission et d'impuissance...

Le sauveur

  • A besoin d'aider les autres pour se sentir bien, voire pour se sentir exister,
  • Il aime ce rôle gratifiant pour son image de lui-même (estime de soi) et auprès des autres,
  • Il vient en aide à des personnes qui n'ont pas clairement exprimé leur besoin de lui (ensuite, il se sentira exploité)
  • Il se sent responsable et coupable des problèmes des autres,
  • Il aime qu'on lui fasse confiance, se réjouit que quelqu'un soit dépendant de lui et cela lui donne le sentiment de contrôler la situation, 
  • Il apporte une aide inéfficace par assistanat, étouffe, attend une reconnaissance,
  • Il considère la victime dans l'incapacité de pouvoir s'en sortir seule...

Le persécuteur

  • Il est sévère, cherche à dominer, fait des reproches, se met souvent en colère,
  • Il éprouve le besoin d'humilier, il dévalorise les autres,
  • La victime lui permet de se libérer de ses pulsions agressives,
  • Il manipule, fait du chantage,
  • Il considère la victime comme inférieure, la dévalorise,
  • Il brime, humilie, domine, critique, harcèle, persécute,
  • Il justifie ses violences par un ancien vécu de victime...

 D'un premier abord, ces descriptions peuvent sembler sévères ou exagérées, mais même si ce triangle se joue sur différents degrés de force, cet exposé a pour but d'observer honnêtement nos relations et notre mode de communication. En lisant cet article, chacun pourra s'y retrouver d'une manière ou d'une autre par certains traits qui y sont décrits, et même constater par une saine observation que l'on peut passer d'un rôle à un autre en fonction des situations qui se présentent.

Chaque personne qui interagit dans le triangle de Karpman attend quelque chose de la part de son entourage et entraîne celui-ci à jouer les rôles complémentaires.

 

L'autre n'est jamais la source de notre souffrance 

 

Ces rôles continueront à se jouer tant que l'on investit son énergie dans les rôles de ce personnage illusoire qui a un passé à faire valoir, des qualités à prouver ou une image à défendre.

Pour sortir du triangle de Karpman cela nécessite de se défaire de relations reconnues comme étant toxiques, ne plus avoir peur du regard extérieur, oser la création à partir de notre propre élan, et pas à pas, sortir de sa zone de confort, apprendre à s'aimer tel que l'on est, et oser être soi-même. 

 

Marie-José

19. mars, 2016

Qu'est-ce qu'une émotion ?

La définition la plus simple que je retiens de l'émotion relève de mon expérience directe avec les personnes que je rencontre dans le cadre de mon travail d'accompagnement, lors de mal-être et de souffrance intérieure qu'elles peuvent éprouver parfois. Ces rencontres m'ont amenée à l'introspection et à l'observation de ce qui se passe réellement dans ce que nous vivons à travers l'émotion.

L'émotion est avant tout un ressenti dans le corps. Ce ressenti est le prolongement d'une pensée consciente ou inconsciente : le corps réagit au message de la pensée. L'émotion est l'énergie d'une pensée qui se densifie dans le corps, et par une loi naturelle, celle-ci attirera toute situation susceptible de répondre à son niveau de vibration. La colère attirera à vous des personnes malhonnêtes ou agressives, la peur amènera la suspicion et le doute, la tristesse assombrira votre environnement...

Cette réaction physique peut se manifester dans différentes parties du corps ; c'est la gorge qui se noue, ou bien le ventre ou la poitrine qui se resserrent, la tête qui s'alourdit, etc...

Quel est notre comportement habituel ?

La première réaction, lorsque nous ressentons ce mal-être intérieur et physique, est de vouloir l'enrayer systématiquement. Surtout ne plus souffrir, ne pas montrer sa faiblesse, ne surtout pas exprimer ce que l'on ressent, on se sent mal et c'est mal ! Toutes ces injonctions erronées que l'on se fait inconsciemment ne font que perdurer le mal-être en le nourrissant de notre jugement et auto-dénigrement. Le fait de refuser quelque chose crée un lien beaucoup plus fort qui nous y attache au lieu de l'éloigner.

Et pour ne plus sentir ce qui nous perturbe, nous tentons alors différentes alternatives - et qui fonctionnent !... mais en apparence seulement. Nous allons par exemple, appeler un(e) ami(e), écouter une musique douce, regarder un bon film, manger un gros gâteau, faire une balade, etc... bref, nous allons chercher à l'extérieur des ressources qui vont effectivement calmer le jeu sur le moment et ainsi nous donner raison... puisque le bien-être est revenu.

La conséquence de cette erreur est que l'émotion que l'on a refusée s'est simplement 'rendormie' et restera lovée dans l'inconscient jusqu'à ce qu'une nouvelle sollicitation vienne tôt ou tard réveiller le mal-être enfoui. Et lorsque celui-ci remonte, il peut sembler disproportionné par rapport à l'évènement qui l'a suscité, voire même réveiller d'autres émotions qui n'ont aucun rapport avec cet évènement. Cela est dû à l'accumulation de toutes les émotions non exprimées. L'autre conséquence du fait de nier ses émotions est que même inconsciemment celles-ci interagissent avec notre humeur profonde, notre élan de vie (qui s'en trouve amoindri) et influencent insidieusement nos projets (auto-sabotage)! 

La libération est possible

Soyons bienveillant avec nous-même et reconnaissons ce qui se passe en nous. Et ce n'est qu'en accusant réception de nos émotion que nous pourrons commencer à être bienveillant avec nous-même.

La première chose à faire est de reconnaître le mal-être sans le nier, l'émotion négative étant juste là comme système de guidage pour nous ramener vers notre bien-être.

Ce qui se passe le plus souvent, c'est que par habitude nous finissons par nous confondre avec l'émotion, à nous identifier à elle : "Je me sens mal, j'abandonne ma vision idéale de moi-même", "La vie me veut du mal", ou bien : "Je dois être dépressif(ve)", "J'angoisse et je culpabilise, tout est de ma faute", etc... Ou encore, nous accusons une autre personne ou les circonstances pour justifier notre mal-être, alors que la vie se sert de certaines situations propices à "réveiller" l'émotion uniquement pour révéler cette partie de soi à guérir. ACCEPTER la responsabilité de nos émotions constitue un premier pas , car inconsciemment, nous créerons toujours des situations qui viendront toucher nos points les plus sensibles.

En réalité, l'émotion ne nous appartient pas, nous sommes l'espace dans lequel nous pouvons soit la retenir, soit la laisser s'exprimer pour la libérer. Par le soin énergétique, ma pratique m'amène à aider des personnes à se libérer sur le plan émotionnel. Cependant, ce que j'explique ci-dessous, est un exercice que vous pouvez pratiquer seul(e).

Exercice

Donc, après avoir accepté l'émotion, il suffit de la localiser dans le corps. Il est nécessaire de s'isoler pour faire ce petit travail (sauf si vous choisissez d'être accompagné). Vous vous installez confortablement, et en fermant les yeux, laissez-vous aller dans les sensations du corps. Si vous ressentez une oppression au niveau de la poitrine par exemple, laissez-vous ressentir pleinement cette gène, osez vous laisser envahir par cette sensation, offrez-vous totalement à elle. Dans un premier temps, celle-ci peut s'amplifier, devenir encore plus désagréable, et c'est très bien. Laissez-la prendre toute la place. Si des pensées négatives viennent s'associer à la sensation, laissez-les remonter sans chercher à les retenir et sans chercher à entrer dans l'analyse du pourquoi et du comment de 'tout ce qui m'arrive'. Si des larmes arrivent, laissez-les déferler.

Faites totalement confiance au processus qui se déroule en vous, il est guidé par votre propre conscience et s'arrêtra de lui-même lorsque ce sera bon. Soyez simple présence pour ce qui se vit à l'intérieur. La sensation physique pourra se transformer, se déplacer. Prise en considération, l'énergie de l'émotion s'exprime pleinement. Si vous laissez faire le processus jusqu'au bout, il y aura ensuite un petit temps de vide à respecter. Ne cherchez rien dans ce petit laps de temps, c'est comme un vide entre deux états : le mal-être est parti mais quoi ? On se sent ni bien ni mal, c'est normal... attendez... Puis enfin c'est une paix qui viendra combler ce vide et vous envahira totalement. Vous ressentirez très vite une détente profonde, de la joie, vos pensées seront plus claires, des images positives arriveront, la vie retrouve soudain toute sa beauté... Le soleil est revenu !

Si l'émotion ressentie est de la colère, il est préférable de trouver un endroit à l'extérieur pour pouvoir l'exprimer plus librement. Je cite la colère, mais bien souvent, derrière elle se cachent d'autres émotions comme le chagrin (rupture, trahison...), de l'angoisse, de la tristesse, du dégoût, etc.., d'où l'intensité de ce qui est contenu dans cette émotion assez forte qu'est la colère. Donc, choisissez un chemin de campagne, une forêt, ou tout autre lieu où vous serez tranquille pour vous 'lâcher', et allez crier votre désarroi, votre colère, votre chagrin, osez laisser sortir tout ce que vous avez retenu, évacuez toute votre douleur. Et lorsque ça se calme, accordez-vous un petit temps de vide comme espace d'accueil pour le renouveau. Puis, laissez la paix et la joie retrouvée vous envahir.

Il faudra parfois plusieurs tentatives pour évacuer totalement des émotions très fortes ou trop longtemps contenues. Soyez patient avec vous-même, placez votre confiance dans ce processus qui vous permet d'être vrai et de vous réconcilier avec l'expression naturelle de vos émotions. Progressivement, vous retrouverez un profond sentiment de reconnexion avec vous-même, l'être véritable, merveilleux et profondément humain, que vous êtes.

 

Marie-José

 

"Tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime. Tout ce qui est imprimé cherche à s'exprimer" Olivier Nunge